Glossaire des compléments alimentaires : les mots de l'étiquette expliqués
Mis à jour le 8 octobre 2026
Une étiquette de complément mélange des unités (mg, µg, UI, UFC), des noms de formes (bisglycinate, citrate, oxyde…) et des mentions obligatoires. Voici ces mots expliqués simplement, avec pour chacun la page de nos comparatifs qui en parle en détail. Les chiffres sont les mêmes que sur ces pages, et la source officielle est indiquée quand il y en a une.
Doses et unités
- Dose journalière (portion journalière recommandée)
- Aussi écrit : dose conseillée, dose par jour, posologie
- La quantité par jour conseillée par la marque, obligatoire sur l'étiquette avec un avertissement de ne pas la dépasser. Les chiffres du tableau nutritionnel se lisent pour cette dose : si la marque donne une fourchette (1 à 3 gélules), regarde à quelle dose correspond le chiffre affiché.
- En détail : Comment on relève les prix et les doses
- Source : Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires (Légifrance)
- Limite de sécurité (LSS)
- Aussi écrit : limite supérieure de sécurité, UL, apport maximal tolérable
- La dose par jour qu'on peut prendre toute sa vie sans effet nocif attendu, alimentation comprise, fixée par l'EFSA. Ce n'est pas le maximum d'un complément : pour la vitamine D, la limite de sécurité est de 100 µg (4 000 UI) par jour, tous apports confondus, alors qu'un complément est limité à 50 µg selon la DGCCRF. Au-dessus, le risque n'est pas certain, mais il n'est plus exclu.
- En détail : VNR, maximum français et limite de sécurité
- Source : EFSA, limite supérieure de sécurité de la vitamine D (2023)
- Maximum français (dose maximale par jour)
- Aussi écrit : DJM, dose journalière maximale, arrêté du 9 mai 2006, teneur maximale
- La dose par jour qu'un complément vendu en France ne doit pas dépasser. Elle vient de l'arrêté du 9 mai 2006, jamais mis à jour, mais la DGCCRF admet en pratique des teneurs plus élevées pour certains nutriments. Exemple : 300 mg de magnésium dans l'arrêté, jusqu'à 360 mg admis par la DGCCRF, 250 mg au plus recommandés par l'Anses.
- En détail : Les repères officiels de dose
- Source : Anses, avis 2023-SA-0165 du 31 juillet 2024 (doses maximales des compléments)
- Quantité d'élément (et non poids du sel)
- Aussi écrit : élément, magnésium élément, fer élément, calcium élément, zinc élément, sel, poids du sel
- Un minéral est toujours lié à une autre molécule, ce qui forme un « sel » (oxyde, citrate, bisglycinate…). Seule la partie minérale, l'élément, compte : c'est elle que donne la ligne du tableau nutritionnel. Exemples : 1 500 mg de bisglycinate de magnésium pur apportent environ 210 mg de magnésium, 70 mg de bisglycinate de fer 14 mg de fer, 50 mg de gluconate de zinc environ 7 mg de zinc. Pour le calcium, le carbonate en contient environ 40 %, le citrate environ 21 %.
- En détail : Sel ou magnésium élément : la différence
- UFC (unités formant colonies)
- Aussi écrit : UFC, CFU, milliards de bactéries, ferments
- L'unité qui compte les micro-organismes vivants d'un probiotique, capables de se multiplier (« 10 milliards d'UFC »). Le chiffre utile est celui garanti jusqu'à la date limite, pas celui compté à la fabrication, car les bactéries meurent pendant la conservation. Plus de milliards ne veut pas dire mieux : la bonne dose est celle des essais de la souche.
- En détail : Probiotiques : ce que les étiquettes ne disent pas
- Source : FAO/OMS, Guidelines for the evaluation of probiotics in food (2002)
- UI (unité internationale)
- Aussi écrit : UI, IU, unités internationales
- Une unité encore utilisée pour la vitamine D. Pour la vitamine D, 1 µg = 40 UI : 1 000 UI font 25 µg, et le besoin de 15 µg par jour d'un adulte fait 600 UI.
- En détail : Convertir UI et µg de vitamine D
- VNR (valeur nutritionnelle de référence)
- Aussi écrit : VNR, % VNR, AR, AJR, « source de », quantité significative
- La quantité de référence qui sert à calculer le « % » des étiquettes, la même dans toute l'Union européenne : par exemple 375 mg de magnésium, 14 mg de fer, 10 mg de zinc, 800 mg de calcium, 5 µg de vitamine D. Ce n'est ni ton besoin exact, ni un maximum. En règle générale, un produit doit apporter au moins 15 % de la VNR pour se dire « source » d'une vitamine ou d'un minéral et utiliser ses allégations ; en dessous, nous parlons de dose symbolique.
- En détail : VNR, maximum français et limite de sécurité
- Source : Règlement (UE) n° 1169/2011, annexe XIII (EUR-Lex)
- µg et mg
- Aussi écrit : microgramme, milligramme, mcg
- 1 mg (milligramme) = 1 000 µg (microgrammes) ; « mcg » est une autre écriture de µg. Les vitamines D, B12, K et les folates se comptent en µg, le magnésium, le fer ou la vitamine C en mg : une erreur d'unité multiplie ou divise la dose par 1 000.
- En détail : Les repères officiels de dose
Étiquette et règles
- Allégation de santé autorisée
- Aussi écrit : allégation, phrase santé, claim
- Une phrase qui relie un nutriment à la santé, comme « Le magnésium contribue à réduire la fatigue ». En Europe, une marque ne peut utiliser que les phrases de la liste officielle, mot pour mot, et seulement si son produit en remplit les conditions, souvent une dose minimale. Elles décrivent le rôle normal d'un nutriment, pas la guérison d'un problème de santé.
- En détail : Ce que la loi autorise et ce que la science prouve
- Source : Règlement (UE) n° 432/2012, liste des allégations de santé autorisées (version consolidée, EUR-Lex)
- Bio (logo bio européen)
- Aussi écrit : AB, Eurofeuille, label bio, Agriculture UE / non UE
- Le logo bio européen garantit que la culture et la fabrication suivent les règles bio de l'Union : au moins 95 % des ingrédients agricoles bio pour un produit transformé, un contrôle au moins une fois par an et le code de l'organisme certificateur sur l'emballage (par exemple FR-BIO-01). Il ne fixe pas de limite plus basse pour les métaux lourds et ne dit rien de la dose d'actif.
- En détail : Ce que le bio garantit pour une spiruline
- Source : Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique (EUR-Lex)
- Compl'Alim
- Aussi écrit : déclaration, Teleicare, DGAL
- Le registre officiel où les fabricants déclarent leurs compléments avant de les vendre en France. Il est géré par la DGAL (ministère de l'Agriculture) et a remplacé l'outil Teleicare de la DGCCRF ; la liste des déclarations est publique sur data.gouv.fr. Être déclaré ne veut pas dire que l'efficacité a été évaluée.
- En détail : Calcium : médicament ou complément ?
- Source : Déclarations de compléments alimentaires (Compl'Alim), data.gouv.fr
- Complément alimentaire
- Aussi écrit : complément, supplément alimentaire
- Une denrée alimentaire dont le but est de compléter ton alimentation normale, vendue en doses : gélules, comprimés, gouttes, sachets, ampoules. Ce n'est pas un médicament : il est déclaré à l'administration avant sa vente, sans évaluation préalable de son efficacité.
- En détail : Médicament ou complément : ce qui change
- Source : Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires (Légifrance)
- Médicament ou complément (AMM)
- Aussi écrit : AMM, autorisation de mise sur le marché, médicament sans ordonnance
- Un médicament ne peut être vendu qu'après une autorisation de mise sur le marché (AMM), donnée après évaluation de sa qualité, de sa sécurité et de son efficacité ; sa dose est fixée, contrôlée et écrite dans une notice. Une même vitamine peut exister sous les deux statuts : en pharmacie, ZymaD est un médicament, la plupart des gouttes de vitamine D sont des compléments.
- En détail : Vitamine D : médicament ou complément ?
- Source : ANSM, la mise sur le marché des médicaments (PDF)
- Taux de protéines « sur matière sèche »
- Aussi écrit : matière sèche, % de protéines
- Un pourcentage de protéines calculé en retirant l'eau de la poudre, donc plus flatteur. Une whey annoncée « 90 % » sur matière sèche contient en général 80 à 87 g de protéines pour 100 g de poudre telle que vendue : c'est la colonne « pour 100 g » du tableau nutritionnel que tu paies.
- En détail : Taux de protéines : le vrai chiffre à regarder
Formes et ingrédients
- Acide folique ou méthylfolate
- Aussi écrit : vitamine B9, folates, 5-MTHF, méthylfolate, acide folique
- Deux formes de folates (vitamine B9), toutes deux autorisées. L'acide folique est la forme fabriquée et stable, la seule testée dans les essais sur le tube neural du bébé, et la seule visée par l'allégation sur le tube neural, à partir de 400 µg par jour. Le méthylfolate (5-MTHF) est une autre forme ; aucun essai ne montre qu'il protège mieux.
- En détail : Méthylfolate ou acide folique
- Source : Règlement (UE) n° 1135/2014 (EUR-Lex)
- Bisglycinate
- Aussi écrit : glycinate, bisglycinate de magnésium, chélate
- Un minéral lié à deux molécules de glycine, un acide aminé ; « glycinate » désigne le même composé. C'est une forme organique, classée chez nous avec les formes mieux absorbées que l'oxyde, mais peu riche en minéral : environ 14 % de magnésium, soit environ 709 mg de sel pour 100 mg de magnésium. Un produit « vendu comme bisglycinate » peut contenir aussi de l'oxyde : lis la liste d'ingrédients.
- En détail : Magnésium bisglycinate : le comparatif
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Cholécalciférol (vitamine D3)
- Aussi écrit : D3, vitamine D3, cholecalciferol
- La vitamine D3, produite par les animaux et par ta peau au soleil. Presque tous les compléments en contiennent ; elle est le plus souvent fabriquée à partir de lanoline, parfois de lichen. Si l'étiquette dit seulement « vitamine D », regarde la composition.
- En détail : Vitamine D, D2 ou D3 : quelle différence ?
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Citrate
- Aussi écrit : citrate de magnésium, citrate de calcium
- Un minéral lié à l'acide citrique. Le citrate de magnésium contient environ 16 % de magnésium ; plusieurs études chez l'humain le trouvent mieux absorbé que l'oxyde. Le citrate de calcium contient environ 21 % de calcium, et peut se prendre à jeun.
- En détail : Citrate de magnésium : le comparatif
- Clear whey
- Aussi écrit : whey clear, whey claire
- Un isolat de whey qui se boit comme une boisson claire et fruitée plutôt qu'un shaker lacté. La protéine est la même ; ce qui change, c'est la texture, l'arôme et le prix. Nous n'avons trouvé ni définition officielle, ni étude qui la compare à une whey classique.
- En détail : Clear whey : comparatif
- Créatine monohydrate
- Aussi écrit : monohydrate, créatine HCl, Kre-Alkalyn
- La créatine liée à une molécule d'eau, la forme de presque toutes les études. 1 g de monohydrate apporte 0,879 g de créatine : les 3 g de créatine par jour de l'allégation autorisée correspondent à environ 3,41 g de monohydrate. Aucune autre forme (HCl, Kre-Alkalyn…) n'a montré de façon indépendante qu'elle fait mieux.
- En détail : Créatine monohydrate, HCl, Kre-Alkalyn
- Source : Anses, avis 2023-SA-0216 du 24 décembre 2024
- Curcuminoïdes
- Aussi écrit : curcumine, extrait titré, titré à 95 %
- La curcumine et deux molécules proches, les actifs du curcuma que mesurent les études. La racine en poudre n'en contient que quelques pour cent, un extrait titré souvent 95 % : « curcuma 500 mg » ne dit pas combien tu en avales. L'Anses ne voit pas de préoccupation particulière jusqu'à 153 mg de curcumine par jour pour un adulte de 60 kg, sous forme classique seulement.
- En détail : Curcuma : quelle dose par jour ?
- Source : Anses, avis 2019-SA-0111 (12 mai 2022)
- DHA
- Aussi écrit : acide docosahexaénoïque, oméga-3 DHA
- L'acide docosahexaénoïque, l'autre oméga-3 à longue chaîne, présent dans le poisson et dans les huiles d'algues. Les allégations sur le fonctionnement du cerveau et la vision demandent 250 mg de DHA par jour.
- En détail : Oméga-3 : les allégations autorisées
- Source : Règlement (UE) n° 432/2012, liste des allégations de santé autorisées (version consolidée, EUR-Lex)
- EPA
- Aussi écrit : acide eicosapentaénoïque, oméga-3 EPA
- L'acide eicosapentaénoïque, un des deux oméga-3 à longue chaîne des poissons gras. Avec le DHA, c'est lui qu'il faut compter sur l'étiquette, pas le poids d'huile ni les « oméga-3 totaux ». L'allégation sur la fonction cardiaque demande 250 mg d'EPA et de DHA par jour.
- En détail : Oméga-3 : les allégations autorisées
- Source : Règlement (UE) n° 432/2012, liste des allégations de santé autorisées (version consolidée, EUR-Lex)
- Ergocalciférol (vitamine D2)
- Aussi écrit : D2, vitamine D2
- La vitamine D2, fabriquée en exposant aux UV l'ergostérol de levures. Elle est autorisée dans les compléments et se trouve dans le médicament Stérogyl. Les sources ne disent pas la même chose sur son efficacité face à la D3 : l'Anses parle d'activité équivalente, le NIH américain d'un taux sanguin qui monte moins.
- En détail : Vitamine D, D2 ou D3 : quelle différence ?
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Excipient (anti-agglomérant…)
- Aussi écrit : autres ingrédients, additif, anti-agglomérant, agent de charge
- Les ingrédients qui ne sont pas l'actif mais servent à fabriquer le produit : enveloppe de gélule, agent de charge, anti-agglomérant (qui empêche la poudre de coller), arôme, édulcorant. Ils figurent dans la liste d'ingrédients ; nos prix sont toujours calculés sur l'actif seul, jamais sur le poids des gélules ou des comprimés.
- En détail : Spiruline en comprimés ou en poudre
- Forme chimique
- Aussi écrit : forme, sel, forme autorisée
- La molécule sous laquelle l'actif est apporté : oxyde, citrate ou bisglycinate pour le magnésium, D2 ou D3 pour la vitamine D, triglycérides ou esters pour les oméga-3. Seules les formes inscrites sur une liste européenne peuvent être ajoutées à un complément. Chez nous, une forme ne change le classement que si plusieurs études solides chez l'humain montrent une différence.
- En détail : Les formes de magnésium
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Gélule végétale
- Aussi écrit : gélule vegan, HPMC, hydroxypropylméthylcellulose, gélule en gélatine, capsule
- Une gélule dont l'enveloppe est faite de cellulose végétale, souvent notée HPMC (hydroxypropylméthylcellulose), plutôt que de gélatine de bœuf, de porc ou de poisson. Regarde l'enveloppe dans la composition : un actif d'origine végétale, ou même une fiche « vegan », peut être vendu dans une gélule en gélatine.
- En détail : Les vitamines D végétales
- Gummies
- Aussi écrit : gommes, gummy, bonbons vitaminés
- Des compléments en bonbons à mâcher. Ils contiennent souvent du sucre ou des polyols, coûtent souvent plus cher et sont plus difficiles à doser de façon régulière ; en multivitamines, beaucoup n'apportent aucun minéral. Leur goût de bonbon attire les enfants : range-les hors de leur portée.
- En détail : Multivitamines en gummies ou effervescentes
- Krill
- Aussi écrit : huile de krill, phospholipides
- Un petit crustacé de l'Antarctique dont on tire une huile où l'EPA et le DHA sont surtout sous forme de phospholipides. Une capsule de krill contient moins d'EPA+DHA qu'une capsule d'huile de poisson, et les études ne s'accordent pas sur une meilleure absorption. Si tu es allergique aux crustacés, demande l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien.
- En détail : Huile de krill : comparatif
- Lanoline ou lichen
- Aussi écrit : D3 végétale, D3 vegan, D3 de lichen
- Deux origines de la même molécule, la D3. La lanoline est la graisse de la laine de mouton ; le lichen, un organisme fait d'un champignon et d'une algue, donne une D3 sans origine animale. Si tu évites les produits animaux, regarde aussi l'enveloppe : une D3 « végétale » peut être vendue dans une capsule en gélatine.
- En détail : Vitamine D3 : lanoline ou lichen
- Liposomal
- Aussi écrit : liposome, liposomale, micro-encapsulé, sucrosomial
- Un liposome est une toute petite bulle de phospholipides (comme la lécithine) qui enferme l'actif ; un produit liposomal cite donc des phospholipides ou de la lécithine dans ses ingrédients. Un fer « liposomal » est souvent un sel de fer classique enrobé. Pour la vitamine C, les études qui trouvent un taux sanguin plus élevé sont toutes financées par l'industrie ; pour le fer, nous n'avons trouvé aucune étude d'absorption chez l'humain.
- En détail : Vitamine C liposomale : ce que disent les études
- Lithothamne
- Aussi écrit : maërl, calcium marin, algue calcaire
- Une algue rouge qui fabrique du calcaire ; séchée, elle contient environ 30 % de calcium. Ce n'est pas un calcium mieux absorbé de façon prouvée. Elle ne figure pas sur la liste européenne des formes de calcium : en France, elle est déclarée comme une plante, et certaines étiquettes signalent de l'iode.
- En détail : Lithothamne et calcium marin
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Magnésium marin
- Aussi écrit : marin, magnésium d'origine marine
- « Marin » dit d'où vient le magnésium, l'eau de mer, pas sa forme. Sur l'étiquette, il apparaît presque toujours comme « oxyde de magnésium marin ». Nous comptons comme « marins » les produits vendus comme tels par leur marque (nom ou présentation).
- En détail : Magnésium marin : ce qu'il contient
- Mélatonine à libération prolongée
- Aussi écrit : LP, libération prolongée, bicouche, double action, libération immédiate, flash
- Un comprimé qui libère la mélatonine sur plusieurs heures : le pic dans le sang est plus bas et plus tardif qu'avec la forme immédiate, qui l'atteint en 50 minutes environ. Aucune étude solide ne montre qu'une forme aide mieux à s'endormir, et « LP » sur une boîte ne garantit pas un profil de libération précis.
- En détail : Mélatonine : libération prolongée ou immédiate
- Méthylcobalamine ou cyanocobalamine
- Aussi écrit : vitamine B12, méthylcobalamine, cyanocobalamine, hydroxocobalamine, adénosylcobalamine, forme active
- Deux des quatre formes de vitamine B12 autorisées dans les compléments en Europe. La cyanocobalamine est la plus stable et la moins chère, celle de la plupart des études ; la méthylcobalamine est une des deux formes que le corps utilise dans ses cellules. Nous n'avons trouvé aucun essai chez l'humain montrant que la méthylcobalamine avalée marche mieux.
- En détail : Méthylcobalamine ou cyanocobalamine
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- MK-7 (vitamine K2)
- Aussi écrit : K2, ménaquinone, ménaquinone-7, MK7
- La forme de vitamine K2 (ménaquinone-7) des compléments D3 + K2 ; la liste européenne autorise la « ménaquinone », surtout sous forme MK-7. La dose de K2 varie beaucoup d'un produit à l'autre. La vitamine K agit à l'inverse des anticoagulants de type AVK : si tu en prends, demande l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien.
- En détail : Vitamine D3 + K2 : laquelle choisir ?
- Source : Directive 2002/46/CE, annexe II : formes autorisées (version consolidée du 26 novembre 2025, EUR-Lex)
- Oxyde
- Aussi écrit : oxyde de magnésium, avec oxyde, oxyde de zinc
- Une forme minérale très concentrée, environ 60 % de magnésium : une petite gélule suffit pour une grosse dose, d'où un prix bas, mais c'est la forme la moins bien absorbée. « Avec oxyde » : de l'oxyde de magnésium est déclaré dans la composition, même en partie ; le produit passe alors dans notre groupe « Mélange », ou « Absorption faible » si c'est la seule forme.
- En détail : Bisglycinate et oxyde : les produits qui mélangent
- Phycocyanine
- Aussi écrit : pigment bleu, spiruline bleue
- Le pigment bleu de la spiruline, abîmé par la chaleur, d'où les mentions « séchée à basse température ». Nous n'avons trouvé aucune étude montrant qu'une spiruline plus riche en phycocyanine a un effet différent.
- En détail : Spiruline en comprimés ou en poudre
- Pipérine
- Aussi écrit : poivre noir, BioPerine
- Un composé du poivre noir ajouté au curcuma pour qu'il soit « mieux absorbé ». Les études indépendantes récentes ne trouvent pas plus de curcumine dans le sang avec la pipérine aux doses vendues. L'Anses rappelle qu'elle peut modifier l'effet de certains médicaments, et son repère de 153 mg par jour ne s'applique plus avec elle.
- En détail : Curcuma avec ou sans pipérine
- Source : Anses, avis 2019-SA-0111 (12 mai 2022)
- Souche
- Aussi écrit : code de souche, souche probiotique
- Le nom précis d'un probiotique, écrit après le genre et l'espèce, par exemple Lacticaseibacillus rhamnosus GG. Les effets dépendent de la souche, pas seulement de l'espèce : sans code, impossible de relier le produit aux essais publiés.
- En détail : Probiotiques : ce que les étiquettes ne disent pas
- Source : FAO/OMS, Guidelines for the evaluation of probiotics in food (2002)
- Tamponné
- Aussi écrit : tamponnée, buffered, non acide, complexe
- Un mot dont le sens change selon le produit. Pour un magnésium, un bisglycinate « tamponné » est le plus souvent mélangé à de l'oxyde ; pour la vitamine C, ce sont des ascorbates (de calcium, de magnésium, de sodium) vendus comme moins acides ; pour la créatine, il désigne une autre forme que le monohydrate. Dans tous les cas, lis la liste d'ingrédients.
- En détail : Bisglycinate et oxyde : les produits qui mélangent
- Tégument de psyllium
- Aussi écrit : psyllium blond, ispaghul, enveloppe de la graine, mucilage
- L'enveloppe de la graine de psyllium, riche en mucilage, une fibre qui gonfle dans l'eau. C'est le tégument de psyllium blond qu'utilisent les médicaments et la plupart des études ; une graine entière ou moulue, ou le psyllium noir, en contient moins par gramme. L'Agence européenne du médicament conseille de le prendre avec au moins 30 ml d'eau par gramme.
- En détail : Psyllium blond ou noir, tégument ou graine
- Source : Agence européenne du médicament, monographie du tégument de Plantago ovata (2013)
- Triglycérides ou esters éthyliques
- Aussi écrit : TG, rTG, EE, triglycérides reformés, forme naturelle
- Les formes chimiques sous lesquelles l'EPA et le DHA sont vendus. Triglycérides : la forme naturelle de l'huile ; esters éthyliques : une huile transformée pour être concentrée ; triglycérides reformés (rTG) : des esters reconvertis après concentration. Les triglycérides sont un peu mieux absorbés, mais toutes les formes font monter l'EPA et le DHA dans le sang : regarde d'abord le prix pour 1 g d'EPA+DHA.
- En détail : Triglycérides ou esters éthyliques
- Whey concentrée
- Aussi écrit : WPC, WPC 80, concentré de lactosérum
- Une protéine de lactosérum qui contient 80 à 82 % de protéines sur matière sèche, soit environ 76 à 79 g pour 100 g de poudre, et 4 à 10 % de lactose. Aucun essai trouvé ne montre qu'un isolat fasse plus de muscle : la concentrée est souvent moins chère pour la même quantité de protéines.
- En détail : Whey isolate ou concentrée
- Whey isolat
- Aussi écrit : isolate, WPI, isolat de lactosérum
- Une whey filtrée davantage : au moins 90 % de protéines sur matière sèche, soit environ 85 à 88 g pour 100 g de poudre, et 0,5 à 1 % de lactose. Elle peut convenir si le lactose te gêne ; elle reste un produit laitier.
- En détail : Whey isolate ou concentrée
- Whey native
- Aussi écrit : native, whey de lait
- Une whey filtrée directement à partir du lait, au lieu d'être tirée du petit-lait du fromage ; elle peut être concentrée ou isolat. Elle contient un peu plus de leucine, mais dans les essais lus, elle n'a pas fait gagner plus de muscle qu'une whey classique.
- En détail : Whey native : ce que disent les études
Qualité et analyses
- Creapure
- Aussi écrit : créatine Creapure, Alzchem
- Une marque de créatine monohydrate fabriquée en Allemagne par Alzchem. Le fabricant annonce une pureté d'au moins 99,9 % et un contrôle de chaque lot ; ce sont ses déclarations, et nous n'avons trouvé aucun audit indépendant publié. Aucune étude chez l'humain ne la compare à une autre créatine monohydrate.
- En détail : Creapure : ça vaut le prix ?
- IFOS
- Aussi écrit : International Fish Oil Standards, label oméga-3
- Un programme de tests d'huiles d'oméga-3 (Nutrasource, Canada) qui vérifie en laboratoire la quantité d'oméga-3 annoncée, les contaminants et l'oxydation. Il ne faut pas le confondre avec les labels de pêche durable comme MSC ou Friend of the Sea, qui portent sur la pêche et non sur la pureté de l'huile.
- En détail : Oméga-3 : labels et contaminants
- Métaux lourds (limites légales)
- Aussi écrit : plomb, cadmium, mercure, contaminants
- Des contaminants que la loi limite dans tous les compléments alimentaires : 3,0 mg/kg pour le plomb, 1,0 mg/kg pour le cadmium (3,0 mg/kg pour les compléments faits surtout d'algues marines) et 0,10 mg/kg pour le mercure. Une limite légale fixe ce qu'un produit a le droit de contenir pour être vendu ; ce n'est pas un seuil de toxicité.
- En détail : Spiruline et métaux lourds : qui publie ses analyses
- Source : Règlement (UE) 2023/915, teneurs maximales en contaminants (EUR-Lex)
- Microcystines
- Aussi écrit : cyanotoxines, toxines de cyanobactéries
- Des toxines produites par certaines cyanobactéries, qui peuvent contaminer une spiruline pendant sa culture. Il n'existe pas de limite légale pour la spiruline, ni en Europe ni en France, et très peu de marques publient un résultat chiffré : regarde la fiche de chaque produit.
- En détail : Spiruline : qui publie ses analyses
- Niveau de preuve
- Aussi écrit : preuve scientifique, GRADE, certitude
- Ce que montrent les meilleures études pour un usage précis d'un complément : effet établi, possible, non démontré ou aucun effet trouvé. Nous reprenons le niveau donné par la source elle-même (par exemple la « certitude » d'une revue Cochrane), usage par usage ; il ne change pas notre classement.
- En détail : Le niveau de preuve, usage par usage
- TOTOX
- Aussi écrit : indice TOTOX, certificat d'analyse, COA, oxydation, indice de peroxyde, indice d'anisidine, rancissement
- Un chiffre qui mesure l'oxydation, c'est-à-dire le rancissement, d'une huile d'oméga-3 : TOTOX = 2 × indice de peroxyde + indice d'anisidine. Plus il est bas, plus l'huile est fraîche ; la norme volontaire du GOED fixe un maximum de 26 (5 pour le peroxyde, 20 pour l'anisidine). Une marque n'est pas obligée de le publier : tu peux lui demander le certificat d'analyse de ton lot.
- En détail : Indice TOTOX : la fraîcheur de ton huile
- Source : GOED Voluntary Monograph, édition 7.1 (2019)
Prix et méthode
- Durée de la boîte
- Aussi écrit : durée de cure, nombre de jours, jours de cure
- Le nombre de jours que dure une boîte à la dose conseillée par la marque, affiché à côté du prix. Il ne sert pas à classer : une boîte peu dosée dure plus longtemps sans être moins chère pour la même dose. Au-delà d'un an, vérifie combien de temps le produit se garde une fois ouvert.
- En détail : Comment fonctionne notre comparateur
- Prix barré permanent (PPC)
- Aussi écrit : prix barré, PPC, prix public conseillé, prix normal, promotion
- Un prix barré n'est pas toujours une vraie promotion : chez certaines pharmacies en ligne, c'est le prix public conseillé (PPC) du fabricant, et certaines marques affichent un prix barré presque toute l'année. Une annonce de réduction doit se référer au prix le plus bas pratiqué par le vendeur dans les 30 jours précédents. Nous classons toujours au prix de vente affiché le jour du relevé, hors promotion temporaire, et chaque erreur de ce type est notée sur notre page Corrections.
- En détail : Nos corrections
- Source : DGCCRF, Annonces de réduction de prix : ce que vous devez savoir
- Prix par jour
- Aussi écrit : prix d'un mois, coût par jour
- Le prix de la boîte divisé par le nombre de jours qu'elle dure à la dose conseillée par la marque. Nous l'utilisons quand il n'y a pas un actif unique à comparer (multivitamines, probiotiques) ou quand une dose plus forte n'apporte pas plus (vitamine B12, ramenée à un mois de 30 jours).
- En détail : Comment fonctionne notre comparateur
- Prix pour la dose active
- Aussi écrit : prix par dose d'actif, prix pour 100 mg, prix pour 1 000 UI, prix pour 1 g d'EPA+DHA, vrai prix
- Notre critère de classement : le prix de la boîte divisé par la quantité d'actif qu'elle contient, ramené à une même dose, par exemple 100 mg de magnésium, 1 000 UI de vitamine D ou 1 g d'EPA+DHA. Deux boîtes au même prix peuvent contenir deux fois plus ou deux fois moins d'actif.
- En détail : Comment fonctionne notre comparateur
Pour les doses à ne pas dépasser, voir les repères officiels de dose. Pour la façon dont nous classons les produits, voir notre méthode.