Vitamine K2 : effets secondaires et anticoagulants

Par Damien · Données vérifiées le 7 octobre 2026 · Mis à jour le 8 octobre 2026

La réponse en 5 secondes

Dans les essais chez l'adulte, les auteurs n'ont pas rapporté d'effet indésirable notable avec la MK-7, jusqu'à 720 µg par jour pendant 2 ans. Le vrai risque concerne les personnes sous anticoagulant antivitamine K (warfarine, fluindione, acénocoumarol) : la K2 peut réduire l'effet du traitement, et dans un avis de 2023, l'Anses déconseille tout complément de vitamine K dans ce cas.

Anticoagulants antivitamine K : ce que montrent les essais

Les antivitamines K (AVK) fluidifient le sang en bloquant la vitamine K. On suit leur effet avec l'INR, une prise de sang. Apporter de la vitamine K en plus fait baisser l'INR, donc l'effet du traitement.

SourceCe qui a été observé ou décidé
Theuwissen, 201318 volontaires sous acénocoumarol (15 ont atteint l'INR visé) : 10 et 20 µg de MK-7 par jour ont fait baisser l'INR de façon importante chez au moins 40 % et 60 % d'entre eux ; 45 µg l'ont fait baisser d'environ 40 % en moyenne. Les auteurs concluent qu'il faut éviter la MK-7 sous AVK.
Schurgers, 2007Les auteurs préviennent que 50 µg par jour ou plus de MK-7 peuvent gêner un traitement anticoagulant oral.
Anses, 2023À propos de deux compléments à 45 µg de vitamine K : leur consommation est « déconseillée pour toutes les personnes sous traitement anticoagulants anti-vitamine K », y compris la fluindione (Previscan), qui n'est pas un dérivé de la coumarine.
Anses, 2024Valide la mention « Déconseillé aux personnes sous traitement anticoagulant » pour la vitamine K dans un projet d'arrêté. Elle n'est pas encore obligatoire.
BfR (Allemagne), 2021Estime la K2 environ 3,5 fois plus puissante que la K1 pour contrer l'acénocoumarol, et conseille aux personnes sous anticoagulant de demander un avis médical avant tout complément de vitamine K.

Si tu prends un AVK, ne commence ni n'arrête une vitamine K2 sans en parler à ton médecin, y compris dans un complément de vitamine D + K2 ou un multivitamines. Pour les anticoagulants qui ne sont pas des AVK (apixaban, rivaroxaban…), nous n'avons trouvé aucune source sur la K2 : demande aussi l'avis de ton médecin ou de ton pharmacien. Le dossier de l'ANSM sur les AVK

Les produits qui préviennent, et les autres

29 produits sur 34 de notre comparatif (hors classement compris) écrivent une mise en garde pour les personnes sous anticoagulant. Ceux où nous ne l'avons pas trouvée dans ce que nous avons relevé :

L'absence de mention sur la page ne veut pas dire qu'elle manque sur la boîte : nous n'avons pas eu toutes les étiquettes en main. « Mise en garde anticoagulants » : la page du produit déconseille le produit ou demande un avis médical aux personnes sous anticoagulant (AVK comme la warfarine ou le Previscan, « fluidifiant du sang »). Une mention générale « en cas de traitement » ne compte pas.

Les autres effets indésirables

Aucune limite de sécurité n'a été fixée pour la vitamine K, faute de données montrant un risque (EFSA, 2017). Dans les essais avec la MK-7, jusqu'à 720 µg par jour pendant 2 ans, les auteurs n'ont pas rapporté d'effet indésirable notable (Zwakenberg, 2019 ; Diederichsen, 2022 ; Vossen, 2026). La MK-4 à 45 mg par jour, une dose de médicament au Japon, a donné plus d'effets indésirables que le placebo dans les essais, sans plus d'effets graves (Su, 2019).

Les gélules à base de natto contiennent du soja : regarde l'origine sur la fiche si tu y es allergique. Enceinte, si tu allaites ou pour un enfant, demande l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien. Quelle dose par jour ?