Carence en magnésium : comment savoir ?

Par Damien · Mis à jour le 6 octobre 2026

Une vraie carence est rare

La Haute Autorité de santé (HAS) écrit que les hypomagnésémies chroniques avérées qui demandent un traitement par la bouche au long cours sont très rares.

Dans un avis de 2010, la HAS reprend les estimations de la Société française de nutrition entérale et parentérale : les carences d'origine digestive (maladies graves de l'intestin) concerneraient environ 2 000 patients, et les fuites de magnésium par les reins (certaines tubulopathies) environ 1 000 patients.

Les signes possibles

Selon les NIH, l'agence de santé américaine, les premiers signes d'une carence peuvent être une perte d'appétit, des nausées, des vomissements, de la fatigue et une faiblesse. Si la carence s'aggrave, peuvent apparaître des engourdissements, des fourmillements, des contractions et crampes musculaires, des convulsions, des changements de personnalité, des troubles du rythme cardiaque et des spasmes des artères du cœur.

La HAS indique qu'une carence avérée peut être source de troubles psychiques, de troubles cardiovasculaires, de signes neuromusculaires (spasmophilie, crampes) et de troubles neurologiques (vertiges, convulsions notamment).

Une carence sévère peut aussi faire baisser le calcium et le potassium dans le sang, selon les NIH et la HAS.

Ces signes ne permettent pas de faire un diagnostic toi-même. Seul un médecin peut le dire.

Qui est concerné ?

Les sources officielles citent notamment :

  • les maladies graves de l'intestin : maladie de Crohn, maladie cœliaque, entéropathies sévères (NIH, HAS) ;
  • certaines maladies des reins qui font perdre du magnésium, les tubulopathies (HAS) ;
  • le diabète de type 2 (NIH) ;
  • la dépendance à l'alcool (NIH) ;
  • les personnes âgées : selon les NIH, elles en mangent moins, l'absorbent moins bien et en éliminent plus par les reins ;
  • certains traitements au long cours, comme les IPP (médicaments contre l'acidité de l'estomac) ou certains diurétiques (NIH, notice d'un oméprazole). Voir précautions et interactions.

Comment c'est diagnostiqué

D'après la HAS, une carence en magnésium est en général évaluée par la magnésémie, c'est-à-dire le taux de magnésium dans le sang. En cas de doute sur l'origine, le médecin peut aussi mesurer le magnésium dans les urines de 24 heures.

Les limites de la prise de sang

Selon les NIH, moins de 1 % du magnésium du corps se trouve dans le sang. La plus grande partie est dans les cellules et dans les os, ce qui rend le statut en magnésium difficile à évaluer.

La HAS note pour cette raison que la magnésémie n'est pas un marqueur fidèle de la carence réelle.

Un résultat de prise de sang se lit avec ton médecin. Ce n'est pas un test à interpréter seul.

Et l'alimentation ?

Les apports satisfaisants fixés par l'Anses pour l'adulte sont de 380 mg par jour pour un homme et 300 mg par jour pour une femme. Pour voir où trouver du magnésium dans l'assiette, lis les aliments riches en magnésium.

Questions fréquentes

Fatigue, crampes : est-ce forcément un manque de magnésium ?

Les NIH et la HAS citent ces signes parmi ceux qui peuvent apparaître en cas de carence. Ils ne suffisent pas pour conclure : seul un médecin peut le dire, après examen.

Une prise de sang suffit-elle ?

C'est l'examen le plus courant, mais la HAS note qu'il n'est pas un marqueur fidèle de la carence, car très peu du magnésium du corps se trouve dans le sang.

Faut-il prendre un complément « au cas où » ?

Ce n'est pas à nous de le dire. Demande à ton médecin ou à ton pharmacien. Garde en tête le repère de l'Anses : pas plus de 250 mg par jour de magnésium apporté par les compléments. Voir la dose par jour.

Cette page résume des sources officielles. Elle ne remplace pas l'avis de ton médecin, de ton pharmacien ou de ta sage-femme, qui connaissent ta situation et tes traitements. Comment on travaille

Sources

https://souslagelule.fr/magnesium/carence

Nos guides magnésium